Si votre médecin vous a fait passer des examens complémentaires (examens sanguins, radio, scanner, irm, échographie), pensez à les apporter lors de la première consultation.

Névralgies, sciatiques, lombalgies, maux de tête, insomnies, fatigue chronique... sont peut-être les séquelles tardives d'un ancien accident de voiture.

Les chocs physiques ou émotionnels retentissent violemment au niveau biologique. Il est donc important de comprendre ce qu’on nomme le « whiplash injury », que l’on pourrait traduire par « coup du lapin », ou encore « traumatisme en coup de fouet ». C'est un état de choc que le corps a subi brusquement, de manière inattendue.

Même si aucune lésion n'est apparente aux examens radiologiques, même si le traumatisme a été modéré, l'onde de choc reste inscrite dans le corps.

Prenons comme exemple le cas le plus fréquent  : un accident de voiture. 

Le conducteur et le passager sont maintenus par leur ceinture de sécurité qui croise le thorax au niveau du sternum et fixe les deux os latéraux du bassin. Lors du choc, des pressions vont s'exercer sur ces zones. La tête part violemment en avant, entrainant dans son mouvement toute la colonne vertébrale et le sacrum (os du milieu du bassin). Le corps est ainsi soumis à une importante force d'inertie qui dépasse ses capacités d'absorption. Certaines structures se trouvent alors en conflit les unes avec les autres, ce qui est la cause de divers symptômes, qui s'expriment parfois à retardement.

Les conséquences d’un « whiplash » sont, de ce fait, multiples : restrictions articulaires importantes et chroniques (blocage occipital, cervical et du sacrum), troubles viscéraux, et diminution progressive de la vitalité globale.

Le crâne et le bassin sont anatomiquement reliés : la dure-mère, membrane méningée qui tapisse la boîte crânienne, se prolonge comme un manchon dans la colonne vertébrale et s'attache solidement sur le sacrum, tout en bas. C'est à cause de ce rapport anatomique particulier qu'un choc sur la tête peut provoquer des douleurs lombaires, ou inversement qu'une chute sur les fesses peut engendrer des problèmes crâniens à distance. Ce lien dure-mérien est spécifiquement travaillé par l'ostéopathe, c'est ce que l'on nomme "ostéopathie crânienne", ou "crânio-sacrée".

Cette situation se rencontre fréquemment lors d’un traumatisme dû à un accident de voiture, mais également lors d'évènements plus "anodins ": chute sur les fesses : chute de sa hauteur, chute en roller, vélo, skate-board, ski, manèges rapides, trampoline ...Certains chocs émotionnels donnent le même type de résultat.

Les symptômes les plus fréquemment rencontrés après un wiplash sont :

  • céphalées, migraines,
  • douleur de la mâchoire,
  • troubles auditifs, acouphènes, perte d'audition,
  • troubles oculaires,
  • nausées,
  • névralgie cervico-brachiale, douleur d'épaule,
  • lombalgies,
  • troubles du sommeil,
  • troubles menstruels,
  • troubles de l'humeur,
  • perte d'appétit,
  • fatigue chronique,
  • état dépressif ...

Autant dire que c'est un état que je recherche systématiquement lors de mes consultations d'ostéopathie ! D'autant que, bien souvent, les symptômes n'apparaissent que plusieurs mois, voire plusieurs années après le traumatisme qui n'a sur le coup pas été ressenti comme grave (c'est le cas typique de l'accident de voiture sans gravité, puisque "on ne voit rien à la radio" !)

Après avoir écarté toute pathologie par les examens complémentaires adéquats, le traitement ostéopathique du wiplash est essentiel, et absolument non douloureux (traitement crânien, viscéral, tissulaire).

 

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